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Les méduses: un indicateur précieux sur les changements de la planète !..
Par Caroline Van Eecke

Qu'est-ce qu'une méduse ?

Quel impact sur les cétacés?

 

Il s'agit d'un organisme marin, composé de 97% d’eau et de 3% de matière sèche, ce qui lui donne cet aspect gélatineux. Ces animaux, particulièrement élégants lorsqu'on les observe dans leur milieu naturel, possèdent une bouche et un tube digestif, mais pas d'anus. Ils digèrent leurs proies faites de phytoplancton, de micro-organismes marins, de petits poissons ou de crustacés, puis les vomissent. Par contre, des scientifiques ont détecté un réseau de cellules nerveuses ainsi qu’un système de respiration basé sur les échanges gazeux à travers la peau. Chaque méduse a des yeux, des dizaines, des centaines, voire des milliers d’yeux, répartis en lisière de sa corolle. Chez «ce seul animal à symétrie radiaire», l’organe de la vue est apparu très tôt dans l’évolution animale, puisque la méduse est en somme ce qu’il y a de plus «perfectionné», tout juste après... l’éponge. La méduse possède aussi d’étonnants muscles striés, comparables à ceux des vertébrés, très avant-gardistes dans l’échelle zoologique.  La méduse (on en a identifié plusieurs milliers d’espèces)

possède enfin, pour se repérer dans les profondeurs abyssales, un organe d’orientation et d’équilibre sophistiqué, similaire à celui que nous possédons dans notre oreille interne. D’ailleurs, «jusqu’au stade de 32 cellules, son embryon est étrangement semblable à celui d’un futur bébé humain». Bref, la méduse est époustouflante sous tous rapports.

Depuis quand existent elles?

Il y a 600 millions d’années, la méduse peuplait déjà nos océans. Actuellement on ressence environ 4000 espèces, et la modification de l’environnement accentue leur prolifération: d’ici 2020 la population des méduses qui infeste déjà la plupart des mers du monde aura pratiquement doublé!

Pourquoi les méduses piquent-elles?

Les tentacules de la méduse sont garnies de mini-ventouses qui contiennent une toxine trés irritante provoquant brûlures et rougeur de la peau. On peut même être brûlé par une méduse sans même en avoir touché une car le venin se propage dans l’eau. Son effet est proportionnel à la surface de peau touchée: cela peut aller de la simple brûlure jusqu’à la syncope mortelle chez certains sujets sensibilisés.. Les méduses ne sont pas aggressives mais possèdent des cellules qui synthétisent ces toxines pour paralyser leur proie. Elles produisent également certains enzymes qui provoquent de la luminescence.
En cas de piqûre de méduse, il convient avant tout d'éviter de frotter la partie atteinte avec du sable pour ne pas provoquer le déclanchement des nématocystes encore intacts ou de rincer la plaie à l’eau douce car celle-ci réactive la douleur. Il vaut mieux rincer à l’eau de mer en se débarrassant délicatement des fragments de filaments restés accrocher à la peau et appliquer un désinfectant plus tard. La meilleure réaction est de soupoudrer délicatement la plaie de sable fin et sec qui piègera les filaments pour rincer ensuite à l’eau de mer ou racler doucement à l’aide d’un objet plat. La mousse à raser est également efficace !... La suite sera le traitement des brulûres ordinaires.

Comment expliquer leur prolifération actuelle ?

La surexploitation des mers et le réchauffement climatique font partie des principales raisons avancées pour expliquer ce "boom démographique" des méduses qui "occupent aujourd'hui la place de nombreuses autres espèces", selon les termes de Ricardo Aguilar, directeur de recherche au sein de l'ONG Oceana: "Les populations de méduses explosent partout. Or, la méduse est un excellent marqueur de l'environnement. Plus elle est présente, plus cela veut dire que le milieu s'est modifié", explique également, Jacqueline Goy, attachée scientifique à l’Institut oéanographique de Villefranche-sur-Mer et seule spécialiste des méduses en France.

1) Le cas de la Méditerranée:  Généralement, ces méduses affectionnent les océans dont la teneur en sel est assez importante. Mais les faibles précipitations du printemps dernier dans le sud de l'Europe ont considérablement réduit l'apport en eau douce et la salinité a augmenté dans d'importantes proportions en Méditerranée, tandis que la température de la mer s'élevait. Conditions de vie auxquelles sont très bien adaptées les méduses, qui se sont mises à y proliférer. 
Une analyse sur deux siècles a permis d'établir qu'elles apparaissaient tous les 12 ans et qu'elles restaient en moyenne 5 ou 6 ans. Or, cette année devrait être la huitième consécutive, ce qui suscite bien des interrogations.

2) La surpêche est considérée comme un facteur central de la prolifération de cet animal.  "Lorsque des vertébrés tels que les poissons disparaissent, des invertébrés tels que les méduses apparaissent", résume Ricardo Aguilar. Elles ont été avantagées par la pêche intensive de certains prédateurs, comme le poisson-lune, le baliste et aussi certaines tortues de mer, requins et thons  - et la raréfaction du poisson lui offre plus de zooplancton pour se nourrir.  Or une fois qu'ils ont pris la place, ces animaux sans cerveau lâchent peu de terrain. "Les méduses sont en compétition avec le poisson pour le plancton mais aussi des prédateurs directs de ce dernier,  dont elles mangent les oeufs et les larves” explique Andrew Brierley, de l'université de St Andrews, en Ecosse. "Il est par conséquent difficile de voir comment les poissons peuvent reprendre leur place lorsque les méduses se sont installées".  Ce dernier a mis en lumière que la surpêche dans l'Océan Atlantique avait provoqué une véritable explosion du nombre de méduses au large de la Namibie. Le même phénomène a été constaté dans les eaux du Japon et de Californie. De même que les Mer noires, rouges et baltique sont actuellement en train de devenir de véritables “soupes à méduses”....

3) Même si son impact est très difficile à mesurer, le réchauffement climatique est également considéré comme un facteur-clé: Jacqueline Goy explique que la tempêrature de la Méditerranée est passée de 13 à 14° en hiver avec le réchauffement de la mer. Or les Pelagia noctiluca sont des méduses d’eau chaude, et cela peut également expliquer sa prolifération en Méditerranée. Mais la méduse, difficile à étudier hors de son milieu, a fait l'objet de peu d'études académiques et reste mystérieuse à de nombreux égards. "Il n'y a que 20% des espèces (de méduses) dont on connaît le cycle de vie", souligne Mme Goy.  L'étude - essentielle - des migrations, qui dépend des vents et des courants, se heurte à un obstacle de taille : les bancs de méduse sont difficiles à observer par satellite.  A la nuit tombée, les pélagies remontent à la surface pour se nourrir. Elles sont alors à la merci des courants et du vent, qui peuvent les rabattre par milliers vers le littoral. Justement, un courant marin, qui "part" d'Italie vers l'Espagne, longe les côtes françaises. Criques, baies et anses deviennent alors des réservoirs à méduses, comme c'est le cas actuellement.

4) Enfin, Jacqueline Goy s’inquiètent du rejet dans les océans des hormones contenues dans les pilules contraceptives ou les traitements de la ménopause, une fois rejetées par les urines, ne sont pas éliminées par les stations d’épuration. Elles se retrouvent dans la mer, avec les mêmes effets : blocage de la fécondation et féminisation des poissons ». Des études sont en cours pour confirmer l’impact de ce type de rejets. Toujours est-il qu’ils risquent d’être encore favorables aux méduses ainsi qu’aux salpes, deux espèces dont la reproduction est partiellement asexuée.

Que faire de toutes ces méduses ?

Une solution pour lutter contre la pullulation des méduses: les manger!. La plupart d'entre elles sont très recherchées dans certaines parties du monde pour leurs qualités nutritionnelles et gustatives. Cette nourriture est encore considérée comme atypique, mais son apport en minéraux et oligo-éléments serait, selon certains chercheurs, non négligeable. Les collectivités asiatiques tentent de promouvoir la méduse comme une nouveauté alimentaire : elle est vendue séchée et salée sous forme de brochettes en Chine et en Malaise,  ou consommée coupées en lamelles en salades. (Voir Rhopilema esculentum).

 

Plat de Rhopilema esculentum

 

Des étudiants Obama (Fukui) ont réussi à les transformer en une sorte de tofu, et le collagène des méduses est vendu et présenté comme bon pour la peau. Des chercheurs ont réussi à extraire de la mucine de cette espèce, en quantités qui pourraient être commercialement intéressantes:  la mucine a un effet émulsifiant important utilisé en cosmétique et en pharmacie.
Des experts espèrent que l'impact négatif sur le tourisme poussera les gouvernements à investir dans la recherche sur cet animal étrange dont le comportement est un indicateur précieux sur les changements profonds en cours sur la planète: Selon le Docteur Joseph-Maria Gili, un expert en méduses qui étudie ces invertébrés à l'Institut de sciences marines de Barcelone depuis plus de 20 ans, l'explosion des populations de méduses est le reflet de la mauvaise santé des océans.

(file:///afp/20080617/img/psc-environnement-biodivers-059ccfb032d70.html)(http://fr.wikipedia.org/wiki/Nemopilema_nomurai)

Quel impact avec les cétacés ?

Il est important puisque les dauphins comme les tortues  se nourrisent de méduses. Mais les autres prédateurs de méduses comme les poissons-lune, les requins, les thons ou les ballistres ayant tendance à se raréfier comme les tortues à cause de la surpêche, le rôle des cétacés risquent de devenir prépondérant. Malheureusement, dans certaines régions plus polluées que d’autres, ceux-ci confondent parfois les sacs en plastique avec les méduses, et peuvent s'étouffer. Cette forme de pollution est donc trés dangereuse pour la vie sauvage.

 

QUELQUES EXEMPLES D’ ESPECES

Les plus courantes..
- Aurélia aurita: “La méduse commune”, appelée aussi “méduse bleue” ouméduse lune” est un cnydaire de la classe des Scyphozoaires. C’est une méduse trés répandue dans tous les océans et surtout en Manche, excepté les eaux trés froides des pôles Sud et Nord. Cette espèce nage souvent en pleine mer et vient s’échouer prés des côtes selon les courants. Des changements de couleurs (blanc, bleu ou rose) ou de formes peuvent se produire par mutations, assez fréquentes chez les Aurélies.


En Asie, elles sont régulièrement consommées aprés avoir été bouillies et enfleuvées avec de l’huile de sésame.

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Aurelia_aurita)

- Rhizostoma pulma (Poumon de Mer) commune sur les eaux côtières de France et de Guyanne est par bonheur et par exception – dépourvue à la fois de tentacules et de glandes à venin. Elle est donc indolore.



Rhizostoma pulma

- La méduse Rhopilema nomadica, dans l’est de la Mediterranée, sur les côtes du Liban.

 


Rhopilema nomadica

 

- L’espèce Rhopilema esculentum est comestibles: ces méduses sont consommées séchées en Asie, en particulier au Japon (koulagué), notamment coupées en lamelles sous forme de salades. Chaque année les Japonais en consomment environ 13 tonnes. En Chine et en Malaisie, les méduses sont également consommées séchées, notamment sous forme de brochettes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rhopilema_esculentum

- Stomolophus meleagris: La “Cannonball Jellyfish” ou “Boulet de cannon” : De forme hémisphérique, épaisse et résistante, on la trouve dans les eaux de Floride.

 

Elle a une couleur légèrement bleutée ou jaunâtre avec de petites taches brunes le long de ses bords. Elle n'a pas de longues tentacules, et la partie bombée et solide ne pique pas. Des petits poissons trouvent souvent refuge dans la partie intérieure de la méduse, se protégeant ainsi des prédateurs.

http://www.waterplanetusa.com/fr/environment.htm

Les plus envahissantes..

- Pelagia noctiluca: L'envahisseur gélatineux est là ! Des essaims de méduses mauves de Stinger, répondant au doux nom de Pelagia noctiluca, se répandent en hordes impressionnantes dans le bassin méditerranéen. Ces méduses mesurent jusqu'à 10 centimètres de diamètre et se caractérisent souvent par une luminescence bleu-vert nettement visible la nuit dans le sillage des bateaux.

 

Mais surtout, elles se révèlent très urticantes au toucher et plus d'un baigneur a fait la cuisante expérience de ses tentacules trés extensibles... La Pelagia nage en Mer méditerranée, Mer du Nord, Manche et Atlantique, poussée par le vent et les marées à la recherche du plancton, sa principale alimentation. L'organisation maritime espagnole Oceania a filmé, au moyen d'un sous-marin télécommandé, des concentrations importantes de ces pelagia jusqu'à une profondeur de 130 mètres en Méditerranée occidentale, y compris au large de la Sicile et des Îles Eoliennes. Selon Ricardo Aguilar, ces méduses meurent normalement au début de l'hiver, mais des bancs importants en ont été observés en octobre et novembre 2006, probablement avantagées par une température de l'eau clémente. Il est donc possible qu'elles aient continué à proliférer.



Pelagia noctiluca

- Autre variété: Chrysaora quinquecirrha.

 


 

La méduse Chrysaora quinquecirrha (Desor, 1848) peut faire de quelques centimètres à un mètre de diamètre. Cette espèce appartient à la classe des scyphozoaires (méduse vraie), qui pullulent sur les côtes Ouest-Atlantique. Très à l'aise dans les milieux pollués, elle consomme une grosse partie de la population d'alevins, d'anchois et de crevettes, déjà mise à mal par la surpêche. Son dard, s'il est dangereux pour les petites proies, n'est qu'incommodant pour les hommes.

 


Chrysaora quinquecirrha

Les plus venimeuses..

- La Cuboméduse d'Australie (Chironex fleckeri) considérée comme l’espèce la plus venimeuse au monde, possède un venin foudroyant et hante les rivages australiens et océaniens et Indo-Pacifique. Situées au Nord des tropiques (Tropique du Capricorne), elles flottent à proximité des côtes dans les mois les plus chauds.

 


Chironex flecken

 

C’est une méduse entièrement transparente de la classe des cubozoa, de la famille des Chirodropidae. Aussi appelée « piqueur marin » ou « guêpe de mer », elle est la méduse la plus venimeuse connue à ce jour: on attribuerait la mort de 70 personnes au cours des cents dernières années à la cuboméduse: le poison agit en quelques minutes seulement. Elle est dotée de 60 filaments d'environ 4 mètres de longueur et de 6 millimètres de diamètre et se nourrit de crevettes et de petits poissons. Un vaccin existe néanmoins contre sa piqûre et demeure trés efficace, par ailleurs une simple tenue de protection suffit à se prémunir contre ses piqûres.

 

 

- La Physalie (Physalia  physalis) ou “galère portugaise” malgré les apparences n’est pas une sorte de méduse mais une espèce dérivée appelée siphonophore, c’est à dire une colonie de 4 types de polypes et méduzoïdes soutenue par un flotteur.

 

Physalie

Composée d’un flotteur ou pneumatophore, de tentacules, des polypes nourriciers et d’organes émetteurs de gamètes pour la reproduction. Ces polypes sont si spécialisés qu’ils ne peuvent vivre les uns sans les autres. Le flotteur, rempli de gaz, est translucide avec des reflets passant du bleu au parme puis au rose ; il peut mesurer entre 10 et 20 cm de long et flotte horizontalement à la surface de la mer. Il possède une expansion aérienne qui fait office de voilure et permet à l’animal, en plein océan, de dériver au vent (plus qu’au courant). Il peut aussi se dégonfler lorsque c'est nécessaire (attaque depuis la surface) ce qui permet à la Physalia de nager en profondeur.  Les tentacules, rétractables, sont fins et très longs puisqu’ils peuvent atteindre 50 m ; elles possèdent de nombreuses cellules urticantes, les nématocystes, au venin hautement toxique pouvant provoquer un état de choc. Il existe heureusement un vaccin, mais encore faut-il en disposer rapidement. Les tentacules nourriciers sont situés sous le flotteur, ils capturent la nourriture paralysée et la conduisent jusqu’à la bouche. Les organes reproducteurs sont mâles et femelles, ils se composent de petits sacs contenant chacun ovaires et testicules.  On la trouve dans les mers tropicales et subtropicales de l’Atlantique nord (Caraïbes, Floride, Bahamas, mer des Sargasses). Sa découverte sur les côtes françaises (Atlantique, Manche) a été notifiée à plusieurs reprises. Elle n’est trouvée cependant qu’accidentellement et le plus souvent en épave poussée par les vents et, à une moindre mesure, transportée par les courants (Gulf Stream).

(http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p20030612/articles/a201019-.html)
http://www.waterplanetusa.com/fr/environment.htm

 

Les plus impressionnantes..

- Némopilema nomuraï: Les méduses géantes de Nomura, dites “Echizen Kurage”en mer de Chine orientale et du Japon (principalement en Mer Jaune) sont encore plus impressionnantes: ces monstres de 200-220 Kgs aux tentacules de plus de 35 mètres et pouvant atteindre 2 mètres de diamètre, envahissent et font craquer les filets des pêcheurs et déciment la faune locale. Les poissons survivants sont empoisonnés et couverts de gélatine. Par contre, si sa piqûre est douloureuse, la méduse Nomura possède un venin réputé peu toxique pour l’homme, mais le contact avec l’animal peut toutefois s’avérer fatal quand il déclanche un choc anaphylactique. La lutte contre ces méduses se révèle particulièrement difficile : celles-ci libèrent en effet à leur mort ou dans une situation menaçante, des milliards de spermatozoïdes et d'ovules qui se trouvent ainsi immédiatement fécondés!

 

Méduses de Nomura

 

-Chrysaora achlyos: Une énorme méduse du nord-est du Pacifique appartenant à une nouvelle espèce vient d'être décrite par 5 biologistes sous le nom de “Méduse noire, dans le Biological Bulletin d'août 1997.

Chrysaora achlyos

Elle serait la plus grande espèce d’invertébrés découverte au XXè siècle: sa "cloche" peut atteindre un mètre de diamètre, et ses tentacules pêcheurs urticants dépassent les 6 m de long (figure 1). Chrysaora achlyos a coutumr d’ensérer ses vastes proies, de les paralyser avec ses myriades de cellules décocheuses de poison puis de les digérer lentement. On a retrouvé des espèces adultes échouées entre San Diego et Los Angeles en 1999, et des gamètes prélevés et fertilisées in vitro on permis d’obtenir de nouvelles méduses présentées au public dans des acquariums adaptés.

(http://pagesperso-orange.fr/cryptozoo/actualit/mise_a_jour.htm)

 

- Cyanea capillata  ou  “La méduse à crinière de Lion” (Le Lion's Mane) :  C'est la méduse la plus large du du monde: pesant plus de 200 kgs et mesurant plus de deux métres de large, elle empoisonne la vie des pêcheurs du Japon! Elles brisent les filets sous leur poids et piquent les saumons en les rendant invendables. Des tentacules atteignant presque 28 mètres de long ont été trouvées ! Le contact avec les tentacules de cette méduse provoque des brûlures sévères et des cloques.

 

Cyanea capillata

Un contact prolongé peut causer des crampes musculaires et des difficultés respiratoires. La prolifération de ces méduses en Mer de Chine et du Japon, serait, d’aprés les scientifiques, due aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur la Chine et qui ont drainé de grandes quantités d'engrais dans les fleuves, ce qui aurait catalysé le développement du phytoplancton dans la mer. La concentration de zooplancton aurait alors crû à son tour, augmentant considérablement la nourriture à disposition des méduses géantes.

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/vie-1/d/proliferation-des-meduses-geante.

- La Chrysaora melanaster ouméduse striée du Pacifique”, reconnaissable par son chapeau rond de petite taille avec des doubles stries marron, et ses filaments de 3 à 6 mètres de long, prolifère aussi de façon inquiétante.

 

Chrysaora melanastère

Les nouvelles espèces..

- Une autre espèce se prépare à arriver, qui est passée par le Canal de Suez et commence déjà à s'introduire dans l'est de la Méditerranée. Les côtes libanaises, syriennes et égyptiennes sont déjà envahies et rien ne l'empêchera d'atteindre la France. Cette espèce est beaucoup plus grande et plus urticante que la Pelagia…

- George Matsumoto et ses collègues de l'Institut de recherche de l'aquarium de la Baie de Monterey (Californie) ont identifié une nouvelle espèce de méduse qu'ils ont baptisée Tiburonia granrojo. De couleur rouge sang, l'animal mesure un peu moins d'un mètre de diamètre et vit dans les profondeurs maritimes, entre -600 et -1500 mètres. Au contraire des autres méduses, elle ne possède pas de tentacules translucides mais sept épais petits bras qui lui servent à capturer ses proies.

Tiburonia granrojo

 

http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/vie-1/d/une-nouvelle-espece-de-meduse-identifiee_2075/

A vrai dire, elle est si différente de ses congénères que les chercheurs la considèrent aujourd'hui non seulement comme une nouvelle espèce et un nouveau genre, mais plus largement comme une nouvelle sous-famille de créatures des mers, celle des tiburoniinae. Depuis 1993, date à laquelle la méduse avait été aperçue pour la première fois, 23 spécimens ont été dénombrés au cours d'explorations sous-marines dans la Baie de Monterey, la Mer de Cortez et au large du Japon, d'Hawaï et des îles Farallon près de San Francisco.

Benthocodon

- La méduse Benthocodon, de 4 cm de diamètre est l’un des plus étranges animaux dévoilée par le livre “Abysse”, écrit par Claire Nouvian. Elle évolue entre 300 et 5000 m de profondeur. Sous son incroyable cloche translucide, cette méduse magnifique possède jusqu’à 2000 tentacules lui permettant de se nourrir en attrapant des minicrustacés benthiques (organismes des fonds marins se déplaçant peu).

(http://www.ocearium-croisic.fr/pages/3-oceans/le-ballet-des-meduses/les-meduses.php)(http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/zoologie/d/claire-nouvian-nous-ouvre-le-monde-des abysses_14146/) (http://www.marianne2.fr/Les-sales-betes-qui-nous-pourrissent-l-ete_a89608.html)(http://www.dinosoria.com/meduse_invasion.html)

 

Classification des méduses ?

Les méduses appartiennent à la famille des coelentérés, représentés par trois classes:
1 Les hydroïdes (Hydrozoaires) représentent environ 3000 espèces. On y trouve  l’hydre, petit organisme pluricellulaire, d’apparence végétale, qui  n’a pas de squelette.
2 Les méduses et les cuboméduses (Scyphozoaires et  Cubozoaires) environ 200 espèces.   
3 Les anémones et les coraux (Anthozoaires) environ 6000 espèces. Les anémones de mer  et les coraux ne passent pas au stade méduse.

Les méduses (Scyphozoaires et Cubozoaires), peuvent elles-même êtres classée en deux classes :  Les  Hydroméduses et les Acalèphes (ou Scyphoméduses):

1) Les  Hydroméduses.
Cette catégorie de méduses  rassemble les méduses autonomes (qui ne sont pas fixées contrairement au  polype, par exemple le corail ou l’anémone de mer). Elle est divisée en  deux ordres distincts :

a)  Les Trachyméduses, qui sont des méduses de petites tailles, soit quelques centimètres de diamètres et leur organisme est assez simple. Leur ombrelle a la forme d’une demi-sphère ou alors est aplati. On trouve des Trachyméduses avec un nombre variable de tentacules (8 à 32 selon les espèces). Elles vivent principalement en haute mer mais lors de la saison froide, elles sont emportées par les courants vers les côtes. Dans la mer Méditerranée, on trouve fréquemment la méduse « Geryona proboscidalis ».

b)  Les Narcoméduses sont quant à elles, des méduses dont l’organisme est plus complexe. L’ombrelle est très souvent aplatie, de la forme d’une lentille ou d’un disque. Elles sont peu nombreuses bien qu’on en trouve beaucoup en Méditerranée. Par contre, elles ne fréquentent que très peu les mers chaudes et on ne les trouve quasiment pas dans les mers froides. Elles sont en général assez petites, mesurant de 3 à 30 millimètres.

2) Les Acalèphes (ou Scyphoméduses)
Ces méduses sont plus évoluées.  L’ombrelle est hémisphérique et sa musculature est très bien développée.  Elles sont urticantes. Elles font partie du plancton côtier ou de haute mer.  On répartit ces méduses en  cinq ordres :

a)  Les Charybdéides sont des méduses dont la forme de l’ombrelle est cubique. Elles possèdent quatre tentacules qui sont creux.

b)  Les Coronates ont une ombrelle découpée en lobes. Les tentacules sont accrochés au fond de ces lobes. Ces méduses vivent en haute mer.

c)   Les Séméostomes sont particulièrement urticantes. Elles peuvent être de grande taille et certaines ont une chair phosphorescente. Elles peuvent posséder un très grand nombres de tentacules (jusqu'à 1200).

d)  Les Rhizostomes sont assez massives.

On les reconnaît à leur ombrelle en forme de cloche frangée de 80 à 100 lobes. Elles mesurent 60 centimètres de diamètre et peuvent parfois atteindre 1 mètre. Elles n’ont pas de tentacules mais 4 bras buccaux. Ces méduses vivent dans les mers chaudes. Elles se nourrissent de planctons. Elles sont les évoluées de toutes.   

e)   Les Lucernaires sont des méduses fixées. Elles peuvent se détacher et se déplacer quelque peu. Leurs ombrelles sont bien sûr animées de mouvements.

http://www.2et2.net/les_meduses.htm

 

Et puis aussi...

- Les Salpes sont des Thaliacés pélagiques filtreurs qui peuvent vivre en vaste colonies atteignant  jusqu'à 40 m. Ces organismes translucides de 0,5 à 8 cm de long sont herbivores. Actuellement, les salpes sont en train d’envahir l’océan Austral et toutes les mers chaudes et tempêrées. Les immenses colonies y dévorent d’énormes quantités de phytoplancton, leur principale nourriture.

Salpe grossie au microscope

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